
C'est par une bande dessinée d'une trentaine de pages que Google a choisi d'annoncer la sortie du navigateur
Google Chrome, son premier navigateur. Aujourd'hui 2 septembre, Google a mis à disposition son logiciel open source (pour l'instant en version bêta) dans une centaine de pays .
Le
navigateur Google Chrome est pour l'instant disponible uniquement pour Windows : les versions pour Linux et Mac OS devraient être développées très prochainement. Les ingénieurs de Mountain View ont également souhaité développer leur logiciel avec un code open source totalement ouvert.
Google Chrome promet d'être plus stable, plus rapide et plus sécurisé que les navigateurs actuellement sur le marché. Google devient donc un concurrent de plus dans la «
guerre des navigateurs » qui se joue depuis la démocratisation d'Internet. Il promet aussi de devenir un concurrent direct pour Internet Explorer mais aussi pour Mozilla Firefox (deux mois après la sortie de la version 3.1), lui-même subventionné par Google. Il n'y aura rien d'étonnant à ce que Google Chrome connaisse rapidement le succès : il emprunte en effet beaucoup de ses évolutions à des navigateurs concurrents tels que Safari, Opéra ou Firefox.
Côté technique, les innovations à noter sont une page d'accueil dynamique, une barre d'adresse intelligente, une gestion de la mémoire optimisée... Google Chrome devrait aussi permettre une gestion indépendante des tâches (« threads »), c'est-à-dire pouvoir gérer à la fois un téléchargement, une navigation, une application... dans les différents onglets. Au niveau visuel, le
rendu des pages Web du navigateur Google Chrome est assez similaire à celui du navigateur Safari.
Le navigateur Google Chrome reste tout du moins prometteur par sa possibilité d'
embarquer en ligne des applications, notamment bureautiques, ce qui mettrait en péril non seulement Internet Explorer mais aussi tout Windows. Tout comme Firefox 3.1, le navigateur Google Chrome tend à devenir un concurrent direct des systèmes d'exploitation, faisant de l'ordinateur un simple support pour navigation sur le Web.
Seule réticence qui pourrait animer les internautes : la crainte de voir Google devenir un véritable Big Brother, gérant désormais les recherches, les publicités et la navigation sur Internet.